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Le lotissement "Raphaël" ?

Bonjour Chounet,
Aujourd'hui je t'envoie une série consacrée au lotissement
où j'habitais à Baïnem.
J'ai oublié son nom, mais il me semble que quelqu'un sur ton
site a parlé d'un lotissement "Raphaël".
Ca montait perpendiculaire à la route littorale jusqu'à
la forêt, d'ailleurs notre adresse postale était "Baïnem
Forêt par Bains-Romains".
Les photos datent de la période fin 1942 à été
1945.
Lotissement vu d'en haut.
Hubert
Bonjour Chounet!
J'ai découvert avec émerveillement (et retard, selon mon
habitude...) la série de photos du lotissement Raphaël (je
confirme que c'était bien son nom) envoyée par Hubert
Dick en Mai dernier. Merci Hubert!...
J'ajoute quelques compléments aux commentaires d'Hubert:
- Sur la première photo, la maison de droite, en bordure du raccourci
dont parle Hubert est celle des Perrin, les grands parents des enfants
Chevauché qu'on voit sur la dernière photo. Celle du milieu
au premier plan: famille Catania, d'origine italienne qui avait la gentillesse
d'approvisionner en eau de sa citerne les déshérités
du haut du lotissement. La villa de l'extrême gauche, en partie
cachée est celle des Mila.
Pierre Poveda

La côte vers Alger, vue du haut du lotissement.
Hubert
Deuxième photo: RAS
Pierre Poveda

Lotissement vu d'en haut en se plaçant plus à gauche
que pour la première image.
Hubert
Troisième photo. On revoit la villa des Mila. La fille Mila,
Suzanne, avait épousé Georges, fils cadet d'Abel Izembart
(et oncle de Nicole Tonna). La villa située dans la boucle du
virage me pose problème. Derrière on voit une villa cubique
à étage: famille Zaoui. Ce virage en épingle à
cheveux a souvent vu partir dans le fossé des voitures entraînées
par la vitesse, notamment la camionnette de livraison du boulanger Allès,
dont les freins, comme l'état général, devaient
souffrir de déficiences... Tout à gauche de la photo,
au milieu des champs cultivés, la ferme Bernardo: on entrevoit
l'un des deux majestueux araucarias qui ornaient la cour de la ferme.
Thomas Bernardo qui exploitait la ferme avait trois enfants: Micheline
l'aînée, sérieuse et douce; Thomas le cadet qui
avait un ou deux ans de plus que moi, de caractère rieur et exubérant;
et Claire, pétulante benjamine. Il y avait un bassin pour l'irrigation
(à peine visible à l'extrême gauche) dans lequel
nous nous baignions lorsque la mer était démontée.
Pierre Poveda

Lotissement vu à travers les premiers arbres de la forêt.
Hubert
Quatrième photo. Photo émouvante pour moi car on y voit
à travers les arbres, au premier plan, la maison de nos amis
Fourment.
Pierre Poveda

Le raccourci pour piétons, raviné par les pluies, qui
shuntait les deux derniers virages au sommet du lotissement !
Hubert
Cinquième photo. Ah! Ce raccourci pour piétons!... En
amont de chacun de ses deux tronçons, il y avait - t'en souviens-tu,
Hubert ?- un escalier en béton bordé de chaque côté
par un plan incliné à 45°, propice aux glissades...et
fatal aux fonds de culotte! A gauche, en partie masquée par un
arbre, la maison des Perrin.
Pierre Poveda

Le lotissement vu d'en bas. Nous habitions en lisière de forêt
la première maison à droite du château d'eau (villa
P'tite Bourgogne appartenant aux Isembart) et -c'est un comble- avons
souvent manqué d'eau ( château d'eau à sec) pendant
plusieurs jours, pour des raisons que j'ignore : il fallait chercher
de l'eau avec des brocs dans le lotissement chez ceux qui disposaient
d'une citerne !
Il y avait 5 maisons en haut du lotissement : deux à gauche
du château d'eau, occupées à l'époque par
les Roy et les Pidancet, et trois à droite (nous, les Roth
également réfugiés d'Alsace occupée par
les nazis comme nous, et je ne sais plus qui).
Entre les deux séries de maisons : le fameux château
d'eau et une parcelle de forêt pas encore lotie où j'ai
construit mes premières cabanes et joué aux indiens
!
Hubert
Sixième photo. Le bâtiment de droite, percé d'une
série d'ouvertures, abritait les étables de la ferme Bernardo.
Pierre Poveda

En haut du lotissement, retour des courses (faites sur la route littorale)
en portant les couffins. A gauche : un frère et une sur
qui s'appelaient je crois Chevauchée et venaient d'Alger chez
leurs grands parents à Baïnem. Je suis à droite.
Hubert
Septième photo. Sympathique image que celle de ces enfants prenant
part aux travaux domestiques! Au fond à gauche, bordant la route
littorale, on aperçoit le "Vert Galant" bar/dancing
dont on disait - mais que n'a-t-on pas dit ?!... - que les volets clos
de l'étage n'étaient pas clos par hasard...
Outre les quelques familles identifiées dans cette liste, je
me souviens de plusieurs autres familles sans pouvoir les localiser
exactement: Grima, Raphaël, Andrès, Linarès...
Pierre Poveda
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