Annexe de Lamparo

Embarcation annexe du Lamparo. Équipée de grosses lampe à abat-jour alimentées à l'acétylène, qui par la suite furent remplacées par des ampoules électriques branchées sur des batteries d'accumulateur.

Le Lamparo : A Alger le pêcheur d’origine italien désigne indifféremment sous le nom de lamparo, le bateau et le filet employé pour la pêche à la sardine.
Toutefois, cette pêche nécessite l’emploi de deux embarcations. L’une, la plus grande, propulsée par un moteur, transporte les hommes d’équipage et le filet. L’autre, petite barque annexe que l’on remorque, est dirigée par un seul homme nommé " lampiste " ; Cette barque est équipée de grosses lampes à abat-jour alimentées à l’acétylène qui seront remplacées, plus tard, par des ampoules électriques branchées sur des batteries d’accumulateurs. C’est pourquoi elle fut appelée autrefois " porte feu ". Elle était, avec le filet, l’outil principal de la réussite de cette pêche pratiquée de nuit. Ses lampes projettent sur la mer une lumière très vive qui attire en surface les sardines autour du bateau, ou elles sont ensuite piégées dans le filet déployé.
Le métier du lamparo connaîtra son apogée en Algérie après 1945 … mais hélas, ne durera pas. L’utilisation du nouveau chalut pélagique par les chalutiers ; la force de traction et les moyens électroniques de détection employés par ces derniers, permettront d’énormes prises de sardines et d’anchois en plein jour qui sonnera le glas de la pêche " au feu " et entraînera le déclin du lamparo en Méditerranée.

Laboureurs et moissonneurs de la mer. Mémoire, Edgar Scotti – Joseph Palomba
Avec l’accord de Bernard Venis.

 

 

Photo collection Laboureurs et moissonneurs de la mer.
Mémoire, Edgar Scotti – Joseph Palomba.
Avec l’accord de Bernard Venis.

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