Chez Arezki

AREZKI : C'était notre "garde-manger". Le marché, c'était Bab el Oued; les "courses", c'était Arezki.

LLINARES le rebouteux : il était employé par un hôpital (Maillot je pense) pour fabriquer des jambes de bois qui équipaient les malheureux ayant eu un gros problème de ce côté.
Je revois encore ses mains, la gestuelle, qui me racontaient la difficulté du métier.
Il m'a surtout remis un certain nombre de fois les pouces en place après des matches de Hand (j'étais dans les buts!).
Et puis, il avait un jardin extraordinaire.

Jean Charles

Le bus s'ébranle et attaque maintenant la côte de chez « Accati », le marchand de vins, dont les chais ou plutôt les entrepôts, sont à gauche de la route, tandis qu'à droite le chemin de terre du petit train s'enfonce entre talus et mur de soutien de la Nationale. Au niveau des « Horizons Bleus », nous passons devant le terrain de tennis à entrée libre, qui attirait même les deux-moulinois. À ce même arrêt des « Horizons Bleus », il y avait le café « Valenza », puis le domicile de M. LLinarès le rebouteux, le marchand de légume Arezki.

Marc Stagliano

 

Photo collection Jean Charles Valenza

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