MÉMOIRES DE BAINS ROMAINS

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36°Nord
3°Est
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D'Alger aux Bains Romains les moyens de communication ne manquaient pas, mais le vélo n'était certainement pas le plus mauvais et en tout cas il était souvent le plus rapide : 32 minutes en temps normal, 28 minutes quand on était pressé pour relier le "village des Bains Romains" à la rue Michelet. À dix-huit ans bien sûr ; et dans le sens Alger / Bains Romains. Dans l'autre sens, c'était un peu plus long à cause de la côte de la Corniche, à moins de s'accrocher à un camion ou à un bus...

La carte qui date de 1940 fait apparaître une voie ferrée étroite alors parcourue par un petit train sur quelques 40 kilomètres entre Les Deux Moulins et Castiglione. Cette voie traversait même un véritable tunnel sous le Casino de la Corniche peu avant la Pointe Pescade. Vers les années 1929/1930, ce petit train a été supprimé. Une calèche lui a succédé, empruntant le passage de la voie ferrée alors débarrassée de ses rails. Dans les années 40 on prenait le tram jusqu'aux Deux Moulins et on continuait à pied jusqu'aux Bains Romains, à Villas Bains et les plus courageux jusqu'à Baïnem...soit 2 à 5 km pour passer un dimanche à la plage.

La route nationale N°11 était large de 6,5 mètres, un trottoir de 1,5 m, coté mer et le "trottoir d'en face", comme on le désignait, d'une largeur moyenne de 4 mètres. Soit au total une voie nationale de 12 mètres conservée en l'état jusqu'en 1962 pour attester de l'existence de ce petit train.

Sur le "trottoir d'en face", on se promenait, on jouait aux boules et on roulait en vélo tant qu'on n'avait pas l'autorisation d'emprunter la route...C'est sur ce trottoir que l'on guettait l'abbé Juan le dimanche.
Jacquot

 
 

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