... ou pélamide
Le meilleur de tous les
thonidés, supérieur au thon et à tous les autres,
selon les Turcs qui en sont très friands, comme nous-mêmes !
À condition qu'il
s'agisse de la vraie bonite dont le nom scientifique est Sarda Sarda (Bloch) ou Pelamys Sarda.
En Languedoc-Roussillon,
on l'appelle Bounitou, en Provence, Bounicou, Boussicou ou Palamida, en Italie Palamita.
La silhouette de la bonite
est plus profilée que tous les autres thonidés, la forme
de sa tête plus allongée avec une bouche plus large,
plus fendue ou ouverte. Elle dépasse rarement les 70-80 centimètres
et présente chez l'adulte douze à seize rayures dorsales
obliques caractéristiques, dix seulement chez les plus jeunes
spécimens.
La bonite se trouve partout
en Méditerranée et en Mer Noire, d'où elle émigre
vers le Sud au cours des derniers mois de l'année pour y revenir
d'avril à juin.
Il existe une seconde bonite,
celle qui est à ventre rayé, plus commune dans les océans
Atlantique et Pacifique et que l'on rencontre au Sud de la Méditerranée.
Elle se distingue de la première par la nageoire haute et pointue
et par des nageoires pectorales plus petites. Mais surtout par le
fait qu'elle n'a plus le dos rayé, mais présente au
contraire des bandes parallèles bleu foncé qui courent
de proue en poupe le long de son ventre, la rendant reconnaissable.
Son nom scientifique est
Euthynnus
Pelamis ou
Katsuwonus Pelamis (Linné) de son nom japonais Katsuwo où
ce poisson est, à la fois, très commun et très
apprécié.
Ces deux poissons atteignent
des tailles respectables de 70 à 80 centimètres et un
poids de 3 à 4 kilos, qui font que l'on peut rarement les manger
en entier. En Algérie, nous mangions les bonites frites, coupées
en tranches (darnes), farinées et salées. Le supplément
était préparé en escabèche, sauce vinaigrée
aux câpres, permettant une longue conservation, et une dégustation
froide.
Pas question cependant
d'attraper ce merveilleux poisson à la chasse sous-marine,
même s'il nage en surface par troupe de quinze individus :
généralement éloignés des côtes,
il passe de cap en cap. On prend par contre un plaisir quasiment sadique
à les attraper à la traîne, où leur voracité
leur fait faire une chasse sans merci aux sardines, poissons volants,
maquereaux et leurres de toute nature.
Gérard Stagliano
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