Son nom scientifique « Epinephalus Alexandrinus»
indique bien qu'elle fait partie intégrante des Mérous,
à la différence près qu'au lieu de posséder
une robe marron foncée, éclairée de points dorés
ou jaunes, c'est selon, elle est d'une très belle couleur café
crème et possède des lignes longitudinales plus foncées.
À part cela, mêmes moeurs, même mode de vie, si
ce n'est que la Badèche privilégie davantage les fonds
sableux.
À l'à-pic de la plage Espériquette de
nos Deux Moulins, il y en avait de très belles que nous rencontrions
souvent à l'époque, sans jamais les attraper. Elles étaient
en pleine eau et il était impossible de les approcher sans se
faire voir. Et comme il était inutile de leur expliquer qu'il
leur fallait alors disparaître au plus vite, ce qu'elles savaient
de longue date, elles ne se privaient pas de le faire.
De même, il y en avait de petite taille à tous les hameçons
de la palangre que nous étions accoutumés à poser
sur cette plage proche de Bérard où nous avions nos habitudes.
C'est, au même titre que le mérou (ou méro pour
rester plus Pied Noir qu'Espagnol, et non pas Mérot, à
la Française puisque c'est Mérou) un succulent poisson
sur la table, en court-bouillon mayonnaise de préférence,
vu la taille de la bestiole, en général.
Gérard Stagliano
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A la réception de ce texte j'ai tout de suite informé
mon ami Gérard que j'ai trouvé le mot mérot écrit
avec un t dans toutes les éditions de la station
d'Aquiculture et de Pêche de Castiglione datant des années
55. Mais peu importe l'orthographe, pour moi un mérou restera
un mérot avec ou sans t. Je ne connais qu'un
seul mérou : c'est Jojo, celui de Cousteau. Et la badèche
elle est aussi belle, aussi forte et aussi racée que le mérot.
Chounet
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