Son véritable nom
français est holothurie,
mais sur la Côte d'Azur les pêcheurs l'appellent également
le Vié de mer, ce qui a exactement la même signification
que notre mot "arabe", sur lequel, pour changer, je n'épiloguerai
pas outre mesure.
C'est une bébête
qui pour moi n'a jamais eu le moindre intérêt, mais alors
vous ne pouvez pas savoir à quel point. En Algérie,
les appâts, et bon marché de surcroît, ne manquaient
pas. Nous amorcions les palangres à la crevette ou à
la sardine et pas à l'holothurie. Mais ici, sur la Côte
d'Azur, amorcer à la crevette, c'était se ruiner à
coup sûr dès 1962, mais alors aujourd'hui, je ne vous
dis pas.
En plus, aujourd'hui
comme en 1962 d'ailleurs, vous n'êtes pas sûr d'y gagner.
En clair, cela signifie qu'en amorçant à la crevette,
vous faites, d'entrée de jeu, un marché de dupe. Le
poisson que vous allez attraper a toutes les chances d'être
moins goûteux et moins valeureux que la crevette elle-même.
C'était déjà la même chose en Algérie,
mais à l'époque la crevette coûtait deux francs
six sous et nous passions la moitié du temps à la manger,
notre amorce à la palangrotte, car même crue, elle ne
nous faisait pas peur.
Vous
dire, qu'il en va tout autrement avec lesdits zebs de mer ou viés
de mer, c'est enfoncer une porte ouverte. Parce qu'il ne me viendrait
pas à l'idée, ne serait-ce que mâchouiller ces
sales bêtes qui peuplent à l'envi les fonds sous-marins
de la Côte d'Azur, où ils sont bien plus nombreux qu'en
Algérie.
Je viens de voir une émission
de pêche sur une des chaînes thématiques de CanalSatellite,
entièrement consacrée à l'holothurie. Un pêcheur
italien se levait, tôt le matin, pour aller les cueillir sur
un fond sablonneux, à dix ou quinze mètres de fonds,
avec masques et tenue de chasse sous-marine. Il passait ensuite sa
matinée à les "éplucher" pour ne pas
dire dépecer longuement, les couper ensuite en lamelle, qu'il
entortillait encore plus longuement aux deux fois soixante hameçons
de ses deux palangres en prenant soin de ne pas embrouiller le cercle
méticuleux de sa ligne de fonds. Bref, je dis qu'il avait déjà
perdu de l'argent à passer cinq ou six heures pour ces deux
travaux de Romains. Mais je fus ensuite étonné de voir
qu'il sortait quasiment à chaque hameçon, une daurade
royale ou autre mustelle de la plus belle eau.
Moi, qui n'ai jamais beaucoup
de patience, j'admire cette persévérance angélique
et ce travail de fourmi, de loin ou à la télévision
exclusivement.
Gérard Stagliano
Index Mails
Bonjour, je viens de découvrir votre site bravo, il est très
sympa.
C'est arrivé en cherchant sur Google la définition de
la badèche.
Je vais le mettre dans mes Favoris.
Le vier marin ou zob el bar c'est quand même le meilleur appât
et j'en ai pris des sars et des dorades avec. À Porquerolles
où en Corse... Quand c'était le bon temps, celui que
vous avez eu aussi la chance de connaître en Algérie.
Cordialement.
Gérard Loridon
Qui suis-je ? voir mon site :
http://monsite.wanadoo.fr/scaphandrier
Bonjour,
Et merci de vous intéresser au site www.bainsromains.com où
j'ai écrit la plupart des articles concernant les poissons
de Méditerranée, côté surtout chasse sous-marine.
Pour mieux le consulter, en arrivant sur le site, vous descendez au
plus bas de la page d'accueil et vous cliquez sur Lieux de mémoire
apparaît alors un abécédaire sur la gauche et
à l'aide de celui-ci vous pouvez chercher n'importe quel nom
de poissons.
Ceux des articles dont je suis le plus fier sont le rouget, le maquereaux
et le thon parce que très documentés mais vous n'êtes
pas obligé de me suivre dans ce raisonnement.
Pour le vié marin, je crois que cela s'écrit ainsi en
Métropole mais à vrai dire je n'en sais trop rien, que
j'appelle de son nom arabe tout aussi grossier d'ailleurs, zeb de
mer, j'ai surtout profité d'une émission de TV pour
l'écrire. Quant à la badèche, très courante
en AFN du temps de ma jeunesse, je dois dire que je n'en ai jamais
aperçues de ce côté-ci de la Méditerranée
malgré une longue pratique de chasse sous-marine.
Mais croyez bien que je suis ravi de votre intérêt pour
mes écrits.
Amicalement votre mon cher Gérard
Gérard STAGLIANO
Bonjour, j'ai vite découvert tout vos poissons.
Je vais retourner voir surtout le rouget pour lequel j'ai un goût
culinaire très prononcé.
Re,
Je reviens de vos
rougets.
J'ignorais le goût prononcé des Romains.
Personnellement, j'ai toujours apprécié ce poisson et
je l'ai
effectivement beaucoup pêché surtout entre avril et juillet
pendant la fraie où il est plus facile à tirer, avec
mon fusil ragueur et une foëne fine.
Ceci pour le cuisiner, soit "à la façon des gens
de Porquerolles qui en sont friands", soit à la bolognaise.
Je relate tout cela dans mon livre "A
Table Scaphandriers" qui comporte et mes aventures et anecdotes
au cours de ma vie de scaphandrier ( Plongeur professionnel) et les
recettes de ma cuisine.
je suis en cours d'écriture d'un troisième livre où
la je parle encore du rouget mais de beaucoup d'autres poissons.
Il va s'appeler "Jacques de Porquerolles".
Cordialement
Gérard Loridon