MÉMOIRES DE BAINS ROMAINS

Le Violet

 

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Le Violet commun, Microcosmus sabatieri

Ce violet est l'espèce comestible bien connue des amateurs de fruits de mer. Mis à part la collerette caractéristique de son siphon oral, le corps des Microscomus bénéficie d'un mimétisme très efficace ("microcosme" car leur tunique est couverte de nombreux organismes). Le siphon latéral ou cloacal est moins visible, mais porte également 8 stries roses et pourpres.

Le violet aspire l'eau de mer par le siphon supérieur (siphon oral) et la rejette par le siphon latéral (siphon cloacal). Une structure branchiale retient au passage les micro-organismes végétaux et animaux nécessaires à son alimentation ainsi que l'oxygène (rôle respiratoire). Taille moyenne adulte: 15 à 20 cm. Présent dans les zones infralittorale ou circalittorale.

Données scientifiques : Ascidies solitaires mais pouvant vivre agglomérées. Tunique dure ou coriace, souvent épaisse, à consistance de cuir, souvent recouverte d'épibiotes. Siphons marqués par des bandes colorées. Manteau opaque coloré. Branchie pourvue en général d'au moins six plis méridiens de chaque côté. Tube digestif situé sur la partie gauche du corps avec un estomac recouvert d'une glande brunâtre. Une gonade de chaque côté du corps. Ascidies souvent de grande taille (jusqu'à 20 au 30 cm) vivant de la zone littorale à la pente continentale, fixées sur des roches ou des coquilles.

Trois espèces confondues sont commercialisées: Microcosmus sabatieri, Microcosmus vulgaris et Microcosmus polymorphus. Plusieurs autres, bien que comestibles, ne sont pas consommées: Microcosmus exasperatus et Pyura dura. Enfin une espèce consommée au Chili, Pyura stolonifera, vient de s'installer au Maroc à l'entrée de la Méditerranée.

Caractères distinctifs : Tunique épaisse, parcourue de rides, portant de nombreux épibiotes. Coloration : brun jaunâtre près des siphons, plus foncée à la base. Siphons avec huit bandes violettes séparées par des espaces clairs. Manteau jaune citron, rose sur les siphons, avec des muscles jaune-orangé. Branchie avec sept plis méridiens internes de chaque côté. Gonades très volumineuses, couvrant tout le tube digestif. Taille : Maximum: 22 cm; commune 10 à 15 cm. Également dans l'Atlantique Est.

Pour ce qui est de mon expérience personnelle, je dois dire que de toute ma vie subaquatique nord-africaine, je n’avais ni vu, ni consommé de violets, pas même entendu parler. Ce n’est qu’en traversant notre Mare Nostrum que j’ai appris qu’ils étaient très prisés des Toulonnais et plus encore des Marseillais. Ils en figuraient deux ou trois exemplaires dans les plats d’huîtres des repas de Noël chez mon beau-frère, dont le père était gourmand.

Depuis j’en ai découverts accrochés aux quelques rochers de l’éperon rocheux que je fréquente en plein centre de Cannes (voir photo jointe), il y en a plein, agglutinés par grappe et leur arrachage de la roche est facile même s’il m’arrive de m’écorcher les doigts si je n’ai pas pris la précaution de me ganter.

J’en consomme souvent l’été à cause de ma thyroïde réduite des trois quarts à la suite d’une intervention chirurgicale des années 80. Mais ils sont loin d’atteindre la taille décrite plus haut, disons qu’ils sont aussi minuscules que nombreux, les plus gros étant de la taille de la première phalange de mon pouce. Très riche en iode, beaucoup plus que les autres fruits de mer, il aide ma glande thyroïde à accomplir son travail. Il faudrait d’ailleurs que chacun en consomme au moins deux à trois fois dans l’année car cette glande a besoin d’iode.

Gérard STAGLIANO

Ce violet est l'espèce comestible bien connue des amateurs de fruits de mer.

Depuis j’en ai découverts accrochés aux quelques rochers de l’éperon rocheux que je fréquente en plein centre de Cannes, il y en a plein, agglutinés par grappe et leur arrachage de la roche est facile même s’il m’arrive de m’écorcher les doigts si je n’ai pas pris la précaution de me ganter.

Cher Monsieur,
Je suis journaliste à la Provence, je cherche les raisons de la disparition des "Violet" que l'on ne trouve plus sur nos cotes Méditerranéenne notamment à Marseille, avez-vous une explication ?
J'ai lu que vous étiez un spécialiste
Salutations

D.Monti

Bonjour,
Et merci de l'intérêt que vous portez à notre site www;bainsromains.com
Moi, contrairement à vous, j'en cueille à longueur d'été à deux pas de la Croisette des grappes. Certes ils sont minuscules, mais il y en a plein, le plus gros atteignant en somme la première phalange du pouce de ma main.

Toute la première partie de mon document est pompé sur le Web, je n'interviens personnellement qu'à partir du moment où je dis en cueillir par grappes sur l'éperon en face du Palais des sports de Cannes sur le boulevard du Midi ou Jean-Hibert.
Mais de là à vous expliquer la disparition supposée de ses fruits de mer à Marseille, je ne saurais le faire. J'ai constaté qu'il y en avait toujours beaucoup non pas dans votre région mais du côté de Sète, dans un documentaire sur la chasse sous-marine qui est passé sur l'une des chaînes thématique de Canal Satellite, la merveilleuse "Seasons", mais les pêcheurs sous-marins en font une exploitation intensive pour justement fournir la ville de Marseille et celle de Toulon très friandes de ce produit de la mer. Et cela m'a quelque peu choqué et navré car apparemment cela s'achète à prix d'or ou peu s'en faut.
Amicalement vôtre.

Gérard STAGLIANO

Madame, Monsieur,
Sur votre site, vous parlez des violets que vous semblez bien connaître.
Auteur et journaliste, je recherche des infos sur les méthodes de pêche utilisées par les pêcheurs amateurs. La pêche à pied peut-elle se pratiquer, à l'aide d'une canne à oursin ? Quelles sont les contraintes réglementaires si l'on pratique en plongée ? Connaissez-vous des méthodes de pêche simples ?
En vous remerciant et à bientôt de vous lire, je l'espère.

Michel Luchesi.

Monsieur,
Bonjour,
Je vous remercie tout d'abord de l'intérêt que vous avez bien voulu porter à notre site www.bainsromains.com Vous me faites beaucoup d'honneur en disant que j'ai l'air de bien connaître les violets. À vrai dire sur le commentaire que j'en fais sur le site, toute la première partie, celle qui traite de l'animal lui-même et de ses divers noms scientifiques, je l'ai trouvée sur le Web. Je n'interviens personnellement qu'à partir de mon expérience et ma découverte sur l'éperon rocheux en face de la Salle Omnisports de Cannes, aujourd'hui nommé Salle André-Henry, où il y en a une véritable colonie mais avouons-le d'assez minuscules en taille par rapport à ceux généralement trouvés dans le commerce.
Je ne pense pas que l'on puisse les pêcher avec une canne (ou une gaffe plutôt) à oursins. Moi, je les plonge et il faut littéralement les arracher par petites grappes car ils descendent jusqu'à plus d'un mètre de fond. J'en mange souvent sans m'être inquiété s'il y avait une réglementation quelconque sur leur cueillette et/ou leur consommation.
J'ai personnellement toujours habité sur les bords de la Méditerranée jadis d'un côté, aujourd'hui de ce côté-ci, et j'ai toujours bénéficié de ses largesses : poissons, coquillages et autres ont fait mon délice mais mon seul délice, je n'ai jamais rien vendu le produit de mes pêches, sans me préoccuper des réglementations en vigueur qui sont surtout faites pour protéger les pêcheurs professionnels, ceux qui paient patente pour officier.
C'est malheureusement tout ce que je puis vous en dire.
Amicalement vôtre.

Gérard STAGLIANO

Cher Monsieur,
Vous avez l’air de bien connaître les violets, pourriez-vous me faire savoir à quelle période de l’année sa pêche est interdite.

Cordialement

Lise Petermann

Je ne connais pas aussi bien les violets que vous m'en prêtez l'intention. J'aime bien les manger car ma thyroïde opérée et par conséquent réduite des trois-quarts en exprime le besoin (ou plus précisément de l'iode qu'ils contiennent en abondance). Pour répondre à votre question, disons que Méditerranéen depuis ma naissance, je me suis toujours nourris des produits de la mer. En Algérie, où je suis né, on mangeait les fruits de mer essentiellement l'été, ici en Métropole quand j'y suis arrivé, on interdisait leur consommation les mois sans "R", c'est-à-dire en été. Ce sont des lois dont j'ai toujours fait fi, je consomme les produits de la mer quand bon me semble, partant du principe que la mer appartient à tous. Mais je n'en fais ni un commerce, ni un ravage, je ne consomme que ce dont j'ai besoin et toujours les pieds dans l'eau, les lois sont généralement faites pour ceux qui vivent de l'exploitation des produits de la mer, ceux qui paient patente doivent être protégés. Mais ceux qui, comme moi, n'en font pas commerce et ne paient rien à l'état, doivent rester raisonnables, c'est tout. Ceci dit je suis bien incapable de vous donner la période légale de consommation des violets et je m'en excuse.

Méditerranéement vôtre

Gérard STAGLIANO

 

 

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