Méditer. : Pieuvre. Scientifique : Octopus Vulgaris
Le poulpe de Gérard
Le poulpe d'Yvonne
Le poulpe de Patrick
Le poulpe de Chounet
La pieuvre de Charlimarlotte
Le
poulpe de Jacques
...Mais, cest surtout le poulpe qui fait preuve
dune très grande intelligence pour son espèce, des
expériences très intéressantes ont été
conduites à Naples et ailleurs, aux États-Unis notamment,
sur leur capacité à apprendre et à se rappeler,
sans compter un merveilleux film de Cousteau sur le propos et preuves,
filmées, à lappui.
Quant à la légende du danger que représenteraient
les poulpes ou pieuvres de grande taille, il faut leffacer des
mémoires, nous en avons attrapé qui pesaient plus de 8
kilos en Algérie sans craindre un seul instant pour notre vie.
La seule légende véritable du poulpe tout comme la seiche
dailleurs est sa propension à se camoufler, ils prennent
tous deux lapparence du milieu environnant et se hérissent
ou paraissent se hérisser de pointes, encore que ce merveilleux
camouflage ne saurait vraiment tromper un il averti, au contraire
même.
.../...
Voir Céphalopodes
Gérard STAGLIANO
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poulpe de Jacques
LE POULPE
1954
Il y avait à la Pointe-Pescade une crique en falaise, faite
de rochers aux arêtes tranchantes mais ces rochers avaient été
aplanis par les vagues qui les recouvrent la moitié de lannée.
Travail dérosion qui nous permettait de sauter comme des
chèvres dune pierre à une autre.
Plus bas, cétait, soit un lac, soit une mer houleuse
où les vagues faisaient ressac en bouillonnant. Quelle joie de
plonger dans cette eau pure et de lutter en criant : " A lassaut
! " contre le courant, allait-il nous entraîner jusquà
la falaise ?
Cest là que mes filles ont appris à nager, leau
était profonde et nous navions pas pied, elles descendaient
les bras autour de mon cou. Puis peu à peu, elles se tenaient
à une épaulette, puis se lâchaient ayant trouvé
confiance. Un jour, nos amis sur les rochers riaient, jai tourné
la tête, Solange se tenait dun bras à mon cou et
suçait son pouce droit en même temps.
Un jour, un gros poulpe se prélassait dans
" notre piscine ". Que faire, allait-il sy installer
et taquiner ou effrayer les petites. Jai plongé la main,
il sest agrippé et je lai sorti de leau, tentacules
déployés comme une énorme étoile vibrante
de colère ?
Quelle panique sur le rocher, ils étaient une vingtaine à
fuir en escaladant et criant. Mes deux filles, candides, me regardaient
avec un peu de crainte mais confiantes malgré le tentacule qui
sétait appliqué dans mon dos et ma dailleurs
laissé des marques de ventouses plusieurs jours.
Les poulpes ont une petite tête par rapport à leur envergure.
Celle-ci contient tous les organes vitaux et si lon retourne la
tête, lanimal perd sa force. Ceci fait, jai laissé
tomber la bête et toute la cavalcade est redescendue contempler
le résultat
Un jeune homme est même venu sexcuser
: " Jaurais du vous aider mais cétait une vraie
panique ! " Il fallait savoir comment lutter !
Quelle réputation sen est suivie ! En voyant mon dos
maqué de ventouses lors de plusieurs baignades, ma renommée
samplifiait ! Mais pour moi, cétait simple car je
lavais pratiqué souvent.
Yvonne Carayol née Bertrand

Mes deux filles, candides ...
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poulpe de Jacques
Chères Yvonne et Solange,
J'aimerais réagir à l'article sur le poulpe
aux "tentacules déployées comme une énorme
étoile vibrante de colère".
Amateur moi-même de plongée libre en Méditerranée,
je trouve qu'il n'y a pas d'animal plus attachant (dans tous les sens
du terme) que notre 'Octopus Vulgaris" et surtout plus passionnant
à observer! J'ai ainsi pu en observer beaucoup. La plupart sont
craintifs, (d'où cette position en étoile que Myonne mentionne,
où l'animal, pâle de trouille, essaie d'impressionner son
adversaire, en se faisant plus gros qu'il n'est!) mais pour une raison
inexpliquée, il en existe certains qui se montrent très
coopératifs!
Ainsi, il y a quelques années, en vacances à Majorque
j'ai pu ainsi rencontrer un poulpe de belle taille en train de chasser,
il s'est laissé approcher sans trop de crainte, puis est allé
s'installer dans sa maison. Tous les jours, pendant une dizaine de jours,
j'ai eu la chance de le retrouver dans son trou habituel. Matin et après-midi,
je lui apportais des cailloux pour renforcer son abri. A chaque fois
il les examinait soigneusement avec un tentacule puis les repositionnait
à son idée!
En une dizaine de jours, je l'ai gratifié de 78 crabes (prélevés
à grand peine sur les rochers!) sur lesquels il se jetait sans
hésitation, à tel point qu'à la fin du séjour,
habitué sans doute d'être ainsi régalé, il
ne prenait même plus la peine d'aller chasser!
À mon approche, je voyais son camouflage passer d'une couleur
gris verdâtre à une belle couleur brun rouge inhabituelle.
Le dernier jour, avant de lui faire mes "adieux", je me suis
livré à un petit test : j'ai plongé 10 fois de
suite, les mains vides, 10 fois de suite, sans jamais se décourager,
il s'est élancé à mon approche, hors de sa maison
et chose rare pour un poulpe soucieux de sa sécurité,
il a même carrément nagé vers la surface, tentacules
tendus vers moi. À l'époque, hélas comme beaucoup,
j'évitais ce contact, (depuis, j'ai réussi à surmonter
ma répulsion), je regretterai toujours de ne pas l'avoir laisser
faire, car je suis sûr que le poulpe serait venu se blottir contre
moi pour quémander son repas quotidien
Au cours des étés suivants, il m'est souvent arrivé
d'en attraper. Le poulpe est un animal qui se fatigue vite, après
s'être vivement débattu et projeté son encre, il
s'accroche volontiers au bras du plongeur (on a même parfois du
mal à s'en débarrasser!), j'ai pu ainsi faire de nombreux
cours de sciences nat. (à faible profondeur) auprès des
enfants qui n'avaient jamais pu en approcher d'aussi près et
ainsi adoucir un peu cette terrible réputation qu'on lui fait,
hélas, si souvent!
PS : Désolé de contredire Myonne, mais aucun poulpe ne
m'a laissé de marques de tentacules!
Cordialement
PATRICK VERHAEGHE,
pied-noir de cur qui a fait découvrir le
site des Bains Romains à Solange.
Le poulpe de Gérard
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poulpe de Jacques
Mon poulpe
Il circulait et il circule toujours pas mal didées
reçues, de légendes sur le monde animal en règle
générale et sur le monde marin en particulier ce qui favorise
une appropriation, aussi diverse que variée, des caractéristiques
de tel ou tel sujet. Nos réactions vont-elles éclairer
le débat ou détruire des légendes pour en créer
d'autres ? Peu importe, elles sont là, c'est l'essentiel !
Mon poulpe, il est un peu comme un copain, mais un copain
qui mesurerait 1,90 m et pèserait 120 kg, ce qui, comparé
à ma petite personne, est très impressionnant. Quand on
a un copain comme ça il faut être très intime pour
ne pas sen méfier.
Je suis très impressionné et très admiratif de
ses tentacules. Ils sont, car jai appris très récemment
que tentacule était masculin, nombreux et puissants, esthétiques
et goûteux. Cette ventouse ronde accolée à un tuyau
dans sa partie prégnante est aussi belle que bonne.
Bref, vous laurez compris, le poulpe ne minspire pas de
répulsion particulière, loin de là. Mais par contre
je confirme les dires dYvonne et les marques de tentacules.
Il y a tout dabord une chose qui me pose question, le poulpe dispose
dans sa partie buccale dune sorte de bec de perroquet avec lequel
il pourrait faire très mal et qui se situe au centre de ses tentacules,
je nai jamais eu aucun écho de blessure causée par
cette particularité et je nai jamais eu à en pâtir
alors que, comme le dit très justement Patrick, il saccroche
volontiers au bras du plongeur, et pourrait facilement croquer dans
la chair humaine.
Jai un souvenir dun poulpe de bonne taille remonté
par Jean Marc Verdu au large de la plage Martin, au niveau de la pointe
du rocher des rats pour moi et du grand rocher pour Robert. Nous avions
plongé dans cette zone et jétais remonté
sur le Jean Louis alors
que Jean Marc était encore en chasse, je le vois sortir de leau
avec ce très beau poulpe au bout de sa flèche, il sapproche
du bateau et tente de balancer lensemble à lintérieur
de celui-ci. Le poulpe réussit à saccrocher aux
parois extérieures et, très rapidement, passe sous le
Jean Louis tout en tordant la flèche, je replonge vite fait,
nous nous arc-boutons avec Jean Marc pour décoller notre monstre
fortement agrippé par lintermédiaire de ses tentacules,
impossible
! De mémoire, après quelques minutes,
le poulpe réussit à se défaire de la flèche
et replonge quelques mètres plus bas où il se perd très
vite dans les algues.
Un autre souvenir, celui là avec des marques sur la peau
Cétait dans les années 60, javais donc 15
où 16 ans. Dans les trous deau des rochers à gauche
de la plage Martin en regardant lhorizon, quelques jeunes enfants
jouaient là. Lun dentre eux découvre un poulpe,
pas très gros mais il était assez rare de voir un poulpe
à cet endroit, des cris et des gesticulations attirent mon attention,
je nétais pas très loin sur la plage.
Du haut de mes 15 ans jaccoure, je plonge le bras dans leau
et je prend le poulpe à la main, très vite celui-ci se
colle à mon bras droit, je ressent les ventouses qui me chatouillent
plus quautre chose, je tente de décrocher ses tentacules,
le poulpe en profite et se propulse vers mon thorax, jarrive enfin
à le décoller et je fais ce quil faut pour stopper
toute velléité dagression nouvelle.
Je me retrouve avec, sur le bras et la poitrine, des traces rouges régulières
faites de points très géométriquement positionnés,
graphiquement cétait très réussit, je nai
pas le souvenir davoir souffert. Il se trouve que je partais le
lendemain pour le voyage traditionnel sur le sol métropolitain,
là où aujourdhui je cherche désespérément
mes racines que je ne trouve pas puisquelles sont de lautre
côté de la Méditerranée, et sur la plage
de Fouras, entre Rochefort sur mer et La Rochelle, mes cousins et les
copains de mes cousins se sont demandé si je navais pas
attrapé la petite vérole. Quand jai raconté
mon histoire, je ne suis pas certain davoir été
cru, mais je suis tout de même un peu passé pour un héros.
Cette sorte de tatouage à connotation art contemporain a mis
une bonne quinzaine de jours à disparaître.
Si je ne trouve pas mes racines en France, jai quelques bonnes
adresses
Il y a au Touquet un poissonnier qui fait une salade
de poulpe fabuleuse aussi tendre que goûteuse
Chounet

Montage bainsromains.com
Voilà l'illustration de ma vision des tentacules et des ventouses.
Le poulpe de Gérard
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Le poulpe de Patrick
Le poulpe de Chounet
La pieuvre de Charlimarlotte
Le
poulpe de Jacques
Jets dencre sur la Hague
Je hais le poulpe, le calamar, ou la pieuvre, comme on
lappelle en Normandie. Je ne peux ni le toucher, ni le sentir,
encore moins en manger sans que le dégoût monte en moi,
telle la nausée irrépressible du marin en bordée.
Freud ? me direz-vous, oui, vous répondrai-je. Ce souvenir denfance,
liée à la mère, est tellement ancré en moi
quà cinquante ans passés, lencre de la pieuvre
retournée éclabousse encore mes rêves noirs.
Certes, " Vingt mille lieues sous les mers " ma beaucoup
impressionnée étant enfant, mais pas au point de justifier
cette répulsion.
Non, ce cauchemar identitaire remonte à mes cinq ans. Comme tous
les ans (en fait quatre en ce qui me concerne) nous passions nos vacances
à la Hague, en Normandie. La hotte dosier bien arrimée
sur le dos, une épuisette en main pour soutenir mon jeune âge,
le corsaire dans le vent, en file indienne ma mère, ma sur
et moi entamions la descente vers la crique aux crevettes, au bouquet
français plus exactement.
En ce temps-là, il y en avait à profusion. Cétait
avant limplantation de lusine de la Hague, celle qui peut
transformer un homard en monstre pire quune cigale des mers chaudes.
Bref, après maints sauts de gazelle de rocher en rocher, nous
arrivons enfin dans les " taques ", comprenez les endroits
secrets, à crevettes.
Moi, jaime bien pêcher les crevettes. On entre doucement
dans la mare avec son épuisette, on plonge le bras, on soulève
un caillou et lentement on traque la crevette, qui, reconnaissons-le,
à laide de vigoureux coups de queues, marche arrière
toute, réussit à séchapper.
Oh ! une grosse ! me dit Ninette (moi, cest Miquette). Viens maider,
me commande-t-elle, en aînée avertie. Je la vois... la
crevette... et Ninette aussi dailleurs... me faisant ses gros
yeux, mintimant le silence absolu pour ne pas effrayer lobjet
de notre convoitise. Elle ne doit pas nous échapper. On tire
la langue ma sur et moi. On sapplique pour finalement enlever,
dun coup bien senti le filet à crevette recelant notre
butin. Butin qui parfois peut-être un cabot (petit poisson des
mares), une pierre, une algue, ou étoile de mer ou tout à
la fois. Mais nous sommes souvent récompensées en voyant
une, deux ou trois crevettes toutes frétillantes au fond du filet.
Tout lart consiste ensuite à ramener au sec le filet pour
attraper nos proies et vite les mettre dans la hotte, auparavant bien
garnies dalgues, dont leau nous dégouline sur les
jambes.
Attention, le choix des algues est primordial... que des algues, que
nous supposons, préférées des crevettes. Ces chères
crevettes doivent, une fois dans notre hotte, se sentir bien, même
si nous rêvons de les faire cuire et de les déguster encore
tièdes sur de larges tartinés beurrées à
souhait. Mais, cest une traque d'égal à égal,
enfin presque, car la crevette à plus de chance de séchapper
que nous de la capturer.
Mais captivées par cette chasse, seule ou en équipe, nous
ne soupçonnons pas le drame qui se trame derrière notre
dos. Pendant ce temps-là, notre mère se livre à
un tout autre combat ! Cette fois-ci un combat loin dêtre
égal.
En effet, une fois sur son terrain, notre mère, tel un prédateur
initié, commence par humer lair. Son regard, redoutable
radar, balaie impitoyablement lanse. Elle scrute, suppute, jouissant
à lavance, puis focalise sur un point. Son sonar intérieur
la averti.
Cest à ce moment précis que la métamorphose
intervient. Un sourire assassin fleuri sur ses lèvres. Et une
joie mauvaise semble envahir tout son être, déformant les
traits de son si joli visage. Elle est comme possédée
par lesprit naufrageur de la Hague, lange malin qui rôde
dès que la mer descend et se réincarne, depuis le fin
fond des âges, dans le corps des écumeurs pour ne les quitter
quà marée remontante.
Maintenant, Ninette et Miquette ont cessé dexister pour
elle. Plus rien ne larrêtera. Ni les envies de faire pipi,
ni les doigts écrasés sous des pierres trop vite relâchées,
ni les chutes malencontreuses, sources de cris, de disputes et de piaillements
en tous genres, ni même lhypothétique enlèvement
dune de ses fillettes par un satyre en maraude. Elle file droit,
sur le rocher élu, nécoutant que sa lâcheté
de tueuse. Elle fuse vers la pieuvre... Sa pieuvre, celle qui va lui
procurer tout le plaisir sensuel de la mise à mort.
La pieuvre, quant à elle, sereine, se pensant invulnérable,
vaque à ses occupations de céphalopode. Les huit tentacules
en action, elle se carre bien douillettement au fond de son trou, peaufinant
sa cachette en amassant des cailloux de diverses formes, grosseur et
couleur à lentrée de sa grotte... sans oublier les
issues de secours, pas folle la pieuvre !
Elle voit la vie en rose et tranquillou suçote la moelle de ses
crabes tout en dégustant ses coquillages, tapissant de débris
irisés le sol de sa caverne.
Soudain son instinct lalerte. Des ondes de choc maléfiques
traversent son corps mou et troublent sa mare souterraine. Tentacules
et bec corné en suspens, les yeux fixes, le cerveau aux aguets,
elle attend.
Elle sent que lennemie est là, à pied duvre.
Effectivement, son crochet bien en main, la tueuse tâte le champ
de bataille, donnant un coup pour voir, ébranlant lédifice
défensif laborieusement accumulé. Je savais bien que tu
étais là exulte-t-elle, parlant à voix haute début
dune exhortation mortelle. La pieuvre risque un tentacule hors
de son repaire, rencontre le crochet de fer, et ses ventouses collent
à une chair inconnue. Elle analyse la situation. Remets des obstacles
lui souffle son cerveau. Ce quelle fait avec autant de célérité
que ma mère déploie pour les retirer. Une course de vitesse
frénétique sengage. Cest un combat du fer
contre la pierre. Deux instincts saffrontent unissant un instant
la vie et la mort. Lun doit se protéger à tout prix,
lautre doit planter le crochet entre les deux yeux. La pieuvre
se défend, elle lutte de toute son énergie, de toute son
intelligence, mais le combat est inégal. Quand elle na
plus que du sable à dresser en barrage, une estocade fatale du
crochet lui transperce les chairs, laspire au-dehors. La pieuvre
résiste de tous ses tentacules. Mais cest fini, elle lâche
prise, et se retrouve brutalement projetée sur le rocher, sauvagement,
hystériquement battue, encore et encore. Dans un dernier soubresaut,
elle meurt. Mais la boucherie nest pas terminée pour autant
car ma mère triomphalement pratique lultime rituel de ce
sacrilège, elle arrache cruellement le bonnet pour en vider toute
lencre. Lassées dappeler en vain notre mère,
nous sommes venues voir ce qui la tenait éloigné de nous,
et atterrées, nous assistons à ce saccage barbare.
Cette transe maternelle dure jusquà ce que la mer remonte.
Alors, innocemment, la hotte encore toute dégoulinante du sang
gélatineux de sa victime, seul vestige du récent meurtre,
mine de rien, elle promène à laveuglette son filet
à crevettes dadulte sous les longues laminaires pour pêcher
les gros bouquets, qui se chauffaient au soleil en attendant de reprendre
la haute mer. Et babillant avec ma sur, elle devise sur le chemin
du retour des accommodements culinaires du cadavre pour le repas du
chef, mon père. Moi, à la traîne, je tremble encore,
ressentant dans ma propre chair les coups reçus.
Mise à mort quand tu nous tiens...
Charlimarlotte
Ouuuuuffff ! On en prend un sacré coup dans l'estomac
!!!
Cest aussi fort que dur, Lautréamont naurait pas
fait mieux.
Chounet
Aux Bains Romains...
Je muse et m'amuse..
Oui pour les oreilles, je porte à ton attention
toujours aussi vigilante, que l'on trouvait parfois - et c'était
l'aubaine - beaucoup d'oreilles rassemblées.. dans un petit creux
de sable.. généralement devant un trou, une cavité..
C'était la provision du poulpe du lieu.
Les poulpes adorent ces coquilles scintillantes. Je n'ai jamais réussi
à savoir s'ils les détachaient des rochers et s'il les
mangeaient.
Comme ils sont roués comme pas deux.. cela ne m'étonnerait
pas.
Rencontré le même phénomène à Ibiza..
FBB
Françoise http://www.pages-tambour.com
L'interactivité d'Internet active la mémoire
passive, voilà un détail, complètement occulté,
qui revient en surface et qui nous apporte des images scintillantes.
Merci Françoise.
Chounet
Le poulpe de Gérard
Le poulpe d'Yvonne
Le poulpe de Patrick
Le poulpe de Chounet
La pieuvre de Charlimarlotte
Le
poulpe de Jacques
contact@bainsromains.com