Carte Marine

Selon toute vraisemblance ce qu’Yves appelle l’aliose serait ce récif que nous apercevons non loin du Cap Caxine à 0,9 mètre de profondeur.
Cette carte Marine est riche d’enseignements, en 1867-68 la forêt de Baïnem, qui semble ne pas être une forêt, est composée d’une barre de collines qui va de Notre Dame d’Afrique à Guyotville. La Bou Zaréa culmine à l’Est à 412 mètres, vient ensuite au centre Ain Baïnem, 286 mètres et enfin à l’Ouest Djerbah à 189 mètres.
Ce qui pourrait vouloir dire, à l’inverse de ce que nous pensions, que pour la forêt de Baïnem, création du Service des Forêts après une décision ministérielle du 20 Août 1852 créant dans tout le Sahel des réserves forestières, Ain Baïnem étant au centre, la forêt s’est appelée naturellement Baïnem.

A cet époque entre Alger et Guyotville les seuls villages indiqués sont : St Eugène, Indépendance, la Pointe Pescade, Bains Romains, St Cloud-sur-Mer.

Nous constatons également que la côte est bordée par une bande de 100 à 200 mètres de large qui ne dépasse pas les dix mètres de fond, ce qui correspond bien, dans mes souvenirs, à la pointe Nord du rocher des rats, limite extrême de cette zone.
A une époque nous avons plongé avec Jean Marc Verdu à 30 ou 50 mètre au large du rocher des rats, nous avions installé une corde à nœuds pour mesurer la profondeur et nous avons atteint, de mémoire et en apnée, 19 à 20 mètres pour Jean Marc et 15 pour moi. Je m’en souviens d’autant plus que je suis remonté avec des saignements de nez. Voilà comment il faut faire pour se prendre des engueulades magistrales de la part de nos aînés qui, il faut bien le dire, avaient tout à fait raison.

Chounet

 

Carte particulière de la côte septentrionale d’Afrique

(6ème Feuille)
Partie comprise entre Alger et Cherchel
Levée en 1867-1868
Par M. E. Mouchez, Capitaine de Frégate
Commandant le Narval
Assisté de Ms d’Abel de Libran, Turquet, Boistel, Bonnaffé, Vincent et Sellier
Officiers de ce bâtiment
Service Hydrographique de la Marine
Paris 1872
Echelle 1/100720
Cette carte a été révisée d’après les travaux effectués par les Officiers du " Lapérouse " en 1921 et du " Beautemps Beaupré " en 1925, sous la direction de Ms Pélissier et Marti, Ingénieurs hydrographes. La topographie intérieure a été complétée d’après les cartes du service géographique de l’Armée.
Gravé par E. Blondeau, écrit par F. Lefèvre
Edition de janvier 1928 SHOM-France
A jour le 9 mai 2001

 

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