MÉMOIRES DE BAINS ROMAINS

Les tchiquettes

 

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De Saint-Eugène à Guyotville, les gamins que nous étions tombèrent tous, à un moment ou un autre, sous le charme d’une tchiquette.
La tchiquette, c’était une sorte de Lolita, une nymphette méditerranéenne, dont le caractère s’affirmait au fur et à mesure que son jeune corps prenait des formes.
Elle ne sortait jamais seule, mais toujours en compagnie d’une ou de plusieurs de ses semblables. Elégamment vêtues, le port bien cambré pour faire ressortir une poitrine naissante, elles faisaient ensemble le passéo en tortillant les fesses, ravies de se savoir admirées. Affichant des airs détachés et feignant l’indifférence, elles observaient les garçons du coin de l’œil, les jaugeant, les soupesant et de petits rires complices scellaient sans appel le sort de tel ou tel.
Malgré ses allures aguicheuses, la tchiquette restait farouchement imprenable. Nous avions beau faire les malins, nous pavaner, jouer les machos, rien n’y faisait. La tchiquette se réservait le choix du mâle.
Cela a-t-il vraiment changé ?

Jean TRIMOULINARD
10 juin 2005

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