Plongée
Enfants nous avons baigné dans lunivers de la plongée
à ses débuts, sans avoir connu tous ces spécialistes
de la première heure, nous connaissions leurs exploits par nos
aînés dont certains faisaient partie du " Club des
Chasseurs sous-marins d'Alger ". Même si nous navons
pas, aujourdhui, le même regard et que nous sommes particulièrement
sensible aux problèmes de la pollution et de la désertification
des mers et en particulier de la Méditerranée, nous gardons
de cette époque une réelle nostalgie. Javais lu
ce texte depuis longtemps sur le site de Bernard http://www.alger-roi.net
(un grand merci à Jean Medina) et je lavais même
contacté pour lui faire part de mon souhait de lavoir sur
le notre mais je navais pas pris le temps de le mettre en ligne.
Voilà qui est fait.
Nos premières ceintures de plomb étaient bricolées
100 % maison, récupération de tuyaux, construction de
moules en bois avec Jean Marc Verdu, plomb fondu dans une casserole
irrécupérable et ceintures fournies par Pierre Brévot
(ceintures de sécurité des avions récupérées
à laéroport dAlger), cest bien après
que nous avons commencé à fréquenter le magasin
de sport " spécial plongée " de la famille Castel
qui " villégiaturait " à larchevêché.
Il y a encore beaucoup de choses à écrire sur ce thème
Chounet
Vous les connaissez tous. Dans les milieux de la chasse sous-marine
on les appelait familièrement, mais respectueusement, les "caïds",
les "fabricants de mérous", ceux qui auraient sorti
une "barrique" des eaux de l'Harrach ou de la Macta, voire
même des bassins de la Place de la Concorde, s'ils avaient été
à Paris !...
Leurs noms ? Médina, Caya, Diaz,
Dessault, Valentin, Lamure, Almanza, Oliva, Escoda, Triay, Peretti,
Lacombe, tous ceux qui ont porté aux quatre coins du monde, la
renommée et le courage des chasseurs sous-marins Pieds-Noirs.
C'est avec ces champions que nous avons évoqué les souvenirs
merveilleux de leurs sorties. Les photos étalées sur le
bureau, c'était à qui se remémorerait les détails
de telle ou telle expédition : "Tu te rappelles, là,
c'était lors des championnats d'Algérie, en 60, à
Bône. Et là, c'était au habibas, avec Dessault et
Triay...". Ah ! Cette virée aux Habibas... Pendant quarante-huit
heures l'équipe de fer Dessault, Lacombe, Triay, écuma
les eaux oranaises. Et, ce n'est pas sans un frisson sous les écailles
que les mérous des Andalouses à Bou-Zadjar se souviennent
de cette mémorable aventure, dont parla toute l'Algérie
sous-marine.
Les débuts de la chasse se situent aux environs des années
1932-1935. Cela commença avec une lunette sous-marine "bricolée"
faisant eau à chaque plongée. L'armement était
plus que modeste : une tige métallique (ou de bois) terminée
par un trident ou "fouëne" propulsion par détente
du bras. Le respirateur fit son apparaition aussitôt après.
En 1935 le chasseur troqua son harpon à main pour un fusil projetant
un harpon à l'aide d'un ressort ou de lanières de caoutchouc.
C'est pendant cette période primaire que je fis mes toutes premières
armes avec Gabby Peretti d'Arzew (Oran). Il fut et restera pour moi
un excellent équipier: fouineur, tireur de grande classe et le
plus grand capteur de cigales que je connaisse.
Certes, à l'époque, les chasseurs n'étaient pas
légion. Mais s'il n'y avait pas la quantité, il y avait
la qualité, tous étaient de fines lames : Caruana avait
une solide réputation de " tueur "qui avait franchi
la Méditerranée. Le " vieux Jo" accumulait ses
chapelets de Bars, loups et daurades et il n'a pas encore pris sa retraite.
En ce temps-à les histoires les plus fantastiques concernant
de prétendus monstres n'étaient pas faites pour vulgariser
ce nouveau sport. II faut avouer que les pionniers d'alors entretenaient
quelque peu ce climat craignant (déjà) la concurrence.
Aussi, durant de longues années, la chasse demeura-t-elle inconnue
du public pour qui les chasseurs n'étaient que des "fous
plongeants". Elle fut révélée et vulgarisée
grâce aux films sous-marins réalisés par le Commandant
Cousteau et Frédéric Dumas. Clubs, compétitions,
livres et conférences contribuèrent à sa diffusion.
En ce qui concerne l'Algérois, qu'il me soit permis d'ajouter
que mon vieil ami Freddy Tondeur, chasseur et plongeur intrépide
fut - ainsi que le Dr William Goeau-Brissonnière - à l'origine
du grand essor pris par ce merveilleux sport, dans les trois départements
français d'alors : Oran, Alger, Constantine.
Les cracks furent nombreux chez nous, au point qu'il est difficile de
pouvoir très nettement désigner les meilleurs. Chacun
se souviendra de la renommée mondiale du " Club des Chasseurs
sous-marins d'Alger ", avec ses deux vedettes Caïa
et Diaz. L'un champion du monde de chasse sous-marine, l'autre recordman
de plongée avec 35 mètres. Ma joie (car j'étais
leur manager et président du club cité) fut de courte
durée. Mon club fut gagné par un mal insidieux et tenace
: la championnite. Je me suis alors effacé de l'arêne subaquatique...
Un jeune chasseur, cependant, montait à toutes palmes et de harpons,
j'ai nommé René Lacombe. Plongeur infatiguable, tireur
d'élite, c'était un véritable " radar à
poissons ". Je le destinais aux grandes compétitions. Malheureusement,
à mon départ, il s'éclipsa également. C'est
lui qui avait fignolé et mis au point la " bombe "
Dessault qui sera champion du monde.
Jean Medina
Histoire de palmes

Vers 1500 Léonard de Vinci avait dessiné
un plongeur et certain de ses accessoires, comme les palmes natatoires
par exemple ... que De Corlieu réinventera 450 ans plus tard
...
Lhistoire de la plongée écrite par
MZ Plongée.
Histoire de la plongée, http://www.mzplongee.ch/upload ...

En 1925 Louis De Corlieu propose les premières
palmes en caoutchouc.
Lhistoire de la plongée écrite par
MZ Plongée
Histoire de la plongée, http://www.mzplongee.ch/upload ...

En 2004, grâce à la collaboration de Renée
Galtié épouse Choquet, nous découvrons le catalogue
Aqua Lung qui présente des palmes pour nager confortablement
tout en se musclant.
La voilure brevetée limite les turbulences d'eau,
les chevilles ne souffrent pas.
Le design révolutionnaire favorise des battements
dynamiques pour optimiser l'exercice musculaire.
La forme de la voilure permet un contact permanent avec
l'eau, la propulsion est plus efficace.
Sangle à réglage rapide, avec talonnet en
mousse pour protéger le tendon d'Achille.
Voilà un raccourci qui nous montre une accélération
de l'histoire.
Chounet
Je t'envoie un extrait de Alger
de ma jeunesse, tome 2 (ed.Gandini, 2002) ; cela ne t'apprendra évidemment
rien, mais tu seras peut-être content d'entendre parler d'eux,
et de savoir qu'on ne les oublie pas.
Pierre
La plongée
À côté de ces sports populaires existaient
des sports moins connus et plus anecdotiques comme la chasse et la plongée
sous-marine. Jean-Marc Lopez rappelle dans un article ce que furent
les grands moments de ce sport. En septembre 1954, Gilbert Diaz, authentique
champion et son équipe composée de Pons et Caïa,
battit aux championnats dAlgérie de sports sous-marins,
le record dEurope du plus gros poisson à Cherchell avec
la prise dun " Tchoutch " de 213 kg. Tony Arbona, journaliste
sportif, évoqua ce dimanche 5 septembre 1954 dans son journal
quand, attendant le retour des bateaux partis pour ce championnat, il
vit le monstre de 213 kg, une raie noire Pastenague flotter sur les
vergues du chalutier le Saint Joseph. La même année, Jean
Médina, plongeur émérite, détint le record
mondial de durée en immersion, avec 330 minutes et en équipe.
Les plongeurs et les harponneurs algériens obtinrent une place
de choix aux championnats mondiaux. Pour ne pas être en reste,
et en parallèle avec la chasse, Gilbert Diaz, toujours lui sadonnât
à la plongée. Il battra le record du monde de profondeur
en plongée libre avec 35 mètres sans scaphandre comme
le rapporte un journal daté du 13 septembre 1954. Lexploit
eut lieu en pleine mer, derrière la jetée nord. Diaz avait
gagné avec son coéquipier Dante Caïa le championnat
du monde de chasse sous-marine. En 1956, il remporta la coupe de la
Méditerranée de chasse sous-marine dotée par lEquipe
". Un jour même, au cours dun championnat, il sauva
la vie de Gérard Blitz, patron du club Méditerranée
qui laffecta dans un de ses clubs à Tahiti de 1957 à
1962.
Alger de ma jeunesse, tome 2 (ed.Gandini, 2002)