MÉMOIRES DE BAINS ROMAINS

La Sieste

 

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J’ai toujours vu mon père faire la sieste. Quand j’étais tout p’tit, il insistait beaucoup pour que je la fasse avec lui. J’avais une technique à toute épreuve. Je m’allongeais à côté de lui et j'attendais qu’il s’endorme. Dès les premiers ronflements, je me levais discrètement et retournais à la plage où j’avais toujours quelque chose à faire.

Plus tard, à l’adolescence, sans avoir conscience de faire la sieste, je prenais un pied d'enfer, après déjeuner, à m’allonger sur un lit dans une chambre aux volets mi-clos, fraîche sous un soleil écrasant, dans un silence qui ne laissait la place qu’aux vagues bruits lointains de la mer en mouvement.

J’écoutais et je m’endormais.

Plus la matinée avait été intense en plongée, en sorties à la voile, à la rame, plus ce passage de la conscience à l’endormissement était jouissif.

Je retrouve un peu ça, à Chartres, les samedis d’été dans notre chambre aux volets mi-clos donnant sur le jardin. Ce n’est pas totalement ça, mais en fermant les yeux et en faisant un effort d'imagination, j’arrive presque à me croire aux Bains Romains.

Chounet.

En quête de preuves !

Maquette Hélène Penain-Soubielle.

"Complément d’maquette" vous dévoile le lieu … du délit.
En qualité de témoin, voisine et ... néanmoins copine, je confirme que ledit Chounet s’adonnait à une activité estivale, et non des moindres, à l’écart du domicile familial : … la sieste
cette pratique ancestrale demande concentration et équilibre : bien mettre les doigts de pieds en éventail ! respirer profondément et plonger lentement dans une douce somnolence peuplée de mérous, poulpes et oursins ! je parle du Chounet … gamin ! l’adolescent avait peut être d’autres rêves !!!

Hélène

Hélène Penain

 

"... Il semble bien que la sieste constitue une période de sommeil à la fois naturelle et utile... Il s’agit, quoi qu’il en soit, d’une période très riche en sommeil lent profond, le véritable sommeil récupérateur. "

www.pratique.fr/santé/forme/em24b09.htm

Voir aussi le livre de Bruno Comby " Éloge de la sieste ".

 
 
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