Jacques Brilloit
La carte qui date de 1940 fait apparaître
une voie ferrée étroite alors parcourue par un petit train
sur quelques 40 kilomètres entre Les Deux Moulins et Castiglione.
Cette voie traversait même un véritable tunnel sous le
Casino de la Corniche peu avant la Pointe Pescade. Vers les années
1929/1930, ce petit train a été supprimé. Une calèche
lui a succédé, empruntant le passage de la voie ferrée
alors débarrassée de ses rails. Dans les années
40 on prenait le tram jusqu'aux Deux Moulins et on continuait à
pied jusqu'aux Bains Romains, à Villas Bains et les plus courageux
jusqu'à Baïnem...soit 2 à 5 km pour passer un dimanche
à la plage.
La route nationale N°11 était large
de 6,5 mètres, un trottoir de 1,5 m, coté mer et le "trottoir
d'en face", comme on le désignait, d'une largeur moyenne de 4
mètres. Soit au total une voie nationale de 12 mètres
conservée en l'état jusqu'en 1962 pour attester de l'existence
de ce petit train.
Sur le "trottoir d'en face", on se promenait,
on jouait aux boules et on roulait en vélo tant qu'on n'avait
pas l'autorisation d'emprunter la route...C'est sur ce trottoir que
l'on guettait l'abbé Juan le dimanche.
Jacquot
Dominique Müller
Côté chemin de fer, il y avait bien
comme la photo l'indique une voie ferrée, elle passait sous un
tunnel avant la Pointe Pescade coté corniche, d'après
ce que j'ai compris elle allait jusqu'à Bainem, en passant par
les horizons bleus.
Ci-après le commentaire de mon cousin (corse)
concernant la photo :
"La photo que tu as transmise me semble effectivement
être lécole des Bains Romains. Tout au moins je reconnais
le portail qui était lentrée de lécole
des filles"
Dominique Müller
unisourcing@yahoo.com
Paule Dechavanne, le 03 09 2001
... Dans les premières années, un
petit train passait sur le trottoir gauche et allait jusqu'à
Guyoville...
... Tous ces souvenirs sont très précis
dans ma mémoire et ils m'aident encore à vivre.
Paule Dechavanne
Paule Dechavanne, le 01 10 2002
Je reçois aujourd'hui votre lettre du 23
septembre et la photo qui l'accompagne. Je ne me souviens pas de l'avoir
connue telle qu'elle se présente, mais le restaurant mis à
part, le reste du bâtiment ressemble à ce qu'était
l'école des Bains Romains avec les classes dans le bas et le
logement des instituteurs au premier étage, dans les années
32 à 42. Aurait-on, après quelques années, transformé
cet ancien hôtel en école ? C'était relativement
facile, en transformant les chambres en classes, de plus elle semble
se situer sur le côté droit de la route en partant d'Alger
car je reconnais les rails du petit train qui allait, dans ma petite
enfance d'Alger à Baïnem ou Guyotville et c'était
là qu'était l'école, après l'archevêché,
il me semble.
Paule Dechavanne
Robert Mari
Bonjour Chounet.
Bien reçu la carte 1900. Effectivement
il y a une certaine similitude avec l'école. L'aspect général
rappelle la bâtisse de l'hôtel.
Une certaine réserve toutefois, coté
façade de l'hôtel (la plus proche de l'observateur), la
toiture est droite côté pignon, alors que celle de l'école
est nettement inclinée. De gros travaux ont en effet pu êtres
entrepris dans le temps qui ont dû modifier de façon conséquente
la structure du toit.
Les emplacements fenêtres, par contre, sont
similaires. Si j'ai bonne mémoire, cette bâtisse a été
construite vers les années 1885 ou 1895, selon la date notée
en gros sur la façade coté nationale en partie supérieure.
(en 1990 ). J'ai malheureusement regretté
par la suite de ne pas avoir photographié la façade complète
afin d'y figer la date de construction.
Mais je pense que tu dois avoir raison, ce doit
être le même bâtiment.
Robert Mari
Robert.mari@wanadoo.fr
Extrait d'un texte trouvé
sur le site Alger roi de Bernard Venis.
http://www.alger-roi.net
SAINT - EUGENE LA DOUCEUR DE VIVRE
PNHA N°37 juin-juillet 1993 Édouard Nocchi
En janvier 1892, la ligne des "Tramways à
vapeur" reliant Castiglione à Ain-Taya est déclarée
d'utilité publique. Elle marquera, dans notre commune, les arrêts
aux points suivants : Gare à Saint-Eugène-Centre et aux
Deux-Moulins, station à Bou-Amar puis, à nouveau, gare
à Pointe-Pescade, Miramar, Bains-Romains, Fontaines-Bains et
enfin station à Villas-Bains-Écoles. Cette ligne, dont
le déficit d'exploitation ne cessera de s'aggraver, ne sera exploitée
que jusque dans les années 30, pour le transport des voyageurs
tout au moins car, pour les marchandises, elle continuera à l'être
quelques années encore (on se souvient que pendant la guerre
et jusqu'en 1942, des transports de ciment furent effectués.
Mais les bénéficiaires en étant les Allemands,
il s'agissait là d'une réquisition et non d'une exploitation
commerciale).
/
En 1910 seront mis à l'étude
les projets suivants:
- construction d'une école aux Bains-Romains,
- éclairage au gaz de l'agglomération de la Pointe-Pescade,
- construction sur les hauteurs d'un réservoir de 10 000 m2.
Ce sera le plus grand d'A.F.N.
- raccordement de la rue Villebois-Mareuil au boulevard Pitolet.
/
M. Laquière sera réélu
maire en 1947, à la tête d'un Conseil Municipal, comprenant,
entre autres, Mme Causse, MM. Esperiquette, Nocchi, Dechavanne, Lousteau,
Artoni, Wolfer, Charbonnier, Boyer, Dehkani, Demeure, Dolbois, Defarge,
Pommier, Accati et Andres.
L'élan ne faiblira pas puisque, parmi
les grandes réalisations on peut encore citer, de mémoire
: l'élargissement du boulevard Pitolet par la suppression de
la voie ferrée, la construction (1947) de l'Amphitrite, sous
les voûtes (en attendant la construction du grand sport nautique
qui ne sera jamais achevé), le remplacement des tramways par
les trolleybus, ce qui permettra la suppression des rails dans l'avenue
Mal Foch (ex Malakoff) et le goudronnage de celle-ci, la construction
de deux écoles, l'une au Plateau, l'autre à la Pointe-Pescade.
A Baïnem, Notre Dame de la Forêt ouvrira ses portes aux fidèles.
Les fêtes communales retrouveront (ou presque) avec l'A.S.S.E.,
le SPHINX, la J.S.S.E., les GYMNASTES et les Pompiers, leur folklore
d'antan.
Édouard Nocchi
Aujourd'hui décédé,
il nous manque décidement beaucoup
N.D.R. Les archives publiques sont rares. J'ai puisé surtout
dans les miennes ; bien incomplètes, pour dresser ce bilan qui
est loin d'être exhaustif.
Je demande au lecteur beaucoup d'indulgence pour les trop nombreuses
lacunes qu'il est susceptible de relever dans ce texte.
ASSE c/o Marcel Hugon,
165 rue Joliot Curie, les Vignes
Ste Marguerite
83130 La Garde
Un grand merci à Bernard pour ces
précieuses informations concernant Bains Romains
André Dechavanne, le 27 10 2002
. Plus je regarde la photo de Bains Romains
1900 plus je suis persuadé quil sagit de la maison
de la ferme Bernardo qui se trouvait face à lIle de France.
Chounet, réponse du 31 10 2002
Très cher André,
En ce qui concerne la photo de 1900 vous
apportez là un élément contradictoire à
lensemble des réactions que nous avons pu avoir concernant
cette carte postale. Mais il a le mérite dêtre exprimé
et il a dautant plus le droit dêtre pris en considération
que nous ne sommes sûr de rien.
Vous trouverez ci-dessous lensemble des
réactions qui constituent le dossier de cette page dhistoire
auquel je rajouterais votre position et mon commentaire et la voie est
libre pour dautres réactions qui viendront compléter
nos connaissances.
Là où votre position se heurte à
une difficulté majeure, cest la situation de la voie ferrée
qui se trouve bien à gauche de limage et qui était
bien, dans la réalité, à la place du trottoir en
face de lIle de France.
Chounet.
Suzanne Rinaldi-Pinard,
le 05 11 2002.
Mais je t'écris pour te raconter
les Bains Romains que tu n'as pas connus. Quand j'avais 8 ans nous allions
à Sidi F. par le petit train qui longeait la corniche jusqu'à
Miramar, là il coupait la route en biais. On arrivait aux Bains
Romains en contournant un grand pan de montagne d'une magnifique pierre
bleue. Ce qui est aujourd'hui la place était le cur d'une
carrière bleue avec des cabanes de chantiers ; pas encore de
maison nulle part. B. R. s'est construit après la disparition
de la carrière entre 1934 et 1940. Nous allions à Sidi
F. en bus qui s'arrêtait sur la "placette" puis aux
Girelles et à Baïnem, puis Cap Caxine. Aux Girelles le tortillard
reprenait la corniche.
Témoignage
Une seconde certitude à cette date (novembre
2002) le bâtiment existe toujours selon Souab Amar qui
nous adresse cette information en directe des Bains Romains.
La
date de 1911 correspondrait bien avec la date de création d'une
école aux Bains Romains en 1910, le bâtiment aurait été,
alors, transformé en école.
"l'école existe toujours, sous le
nom de Chatie Faîroz ("Chatie", c'est la vague en arabe
et Faîroz est un nom arabe).
Elle a deux entrées, l'une principale pour les élèves
et les profs, qui se trouve sur une ruelle, en haut du mur se trouve
une grosse cloche et ça date du temps colonial.
L'autre entrée est sur la route principale (nationale) qui sert
au domicile du proviseur, en haut y a une date : 1911."
jude19682002@yahoo.fr
Suzanne Rinaldi-Pinard, décembre 2002.
Cher cousin,
Je finis par être piquée au jeu et je pense que je m'abonnerai
à « la bosse ». Je réponds à Madame
Paule Dechavanne que son petit train, mon petit tortillard, transportait
voyageurs et courrier très sûrement jusqu'à Castiglione.
Aux Bains Romains il prenait de l'eau pour sa locomotive. Il déposait
la grande famille Alexandre Pinard en gare de Staouëli Sidi-Ferruch,
il avait mis 1 heure pour parcourir 25 kms depuis la petite gare fleurie
de Bab El Oued-Consolation. C'est bien loin dans le temps (72 ans).
Je vais rentrer dans mes 80. Les images de ces voyages sont indélébiles.
La petite voie ferrée est restée longtemps en place ;
un jour imprécis elle a disparu. Après avoir fait partie
des Tramways à vapeur, ce petit train fut un des CFRA (prononcer
céféra comme chez nous oh ! Chemin de Fer sur Route d'Algérie).
Je crois que son terminus était Cherchell.